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MessageHistoire valonienne
Ven 3 Juil 2015 - 19:19


Histoire Valonienne

Fondation du royame


La Valonie n'est peut-être pas le royaume le plus ancien, mais il est assurément le plus splendide, sinon pourquoi les dragons s'y seraient-ils attachés à ce point ?
Simon Ennvil, 100 ans après la chute de Dragure.


En effet, la Valonie fut seulement le second royaume fondé, Ocelin Inaru ayant rassemblé ses guerriers en vue de bâtir l'Occinaru avant que notre fondatrice, Mélandra Val d'Or, ne décide de partir vers l'ouest après les terribles événements ayant précédé la mort de Shinam-Tar (cf ouvrages traitant du sujet).

Mais qui était Mélandra Val d'Or ? Aujourd'hui naturellement seuls les érudits le savent au travers d'archives, le simple paysan a généralement oublié jusqu'à son nom. Pourtant si elle n'était pas la première à porter ce nom elle ne fut pas la dernière, ni la dernière Val d'Or à gouverner la Valonie.
On peut donc dire que Mélandra Val d'Or fut la fondatrice d'une lignée de rois et de reines, qui agirent, en bien ou en mal, pour influencer de manière conséquente l'avenir de notre splendide royaume.
On sait qu'elle était plutôt grande pour une femme de sa génération, qu'elle avait des cheveux blonds (couleur des blés mûrs selon de nombreux ouvrages), une peau pâle et des yeux gris (oscillant entre acier et argent d'après plusieurs documents).
Ci-contre, vous pourrez observer un portrait peint bien après sa mort mais le plus fidèle retrouvé à ce jour dans un état acceptable.
Mélandra naquit durant l'été de l'année 654, soit trois ans après l'effroyable arrivée de Shinam-Tar. Ses parents étaient déjà bien implantés dans la société humaine, aussi son éducation fut-elle assez complète, celle d'une érudite et d'une guerrière. Elle eut donc sur les événements les plus terribles un regard d'enfant, mais elle grandit également avec une plus forte compréhension de son époque, plus naturelle car elle n'en avait pas connu d'autres. Ainsi, lorsque les Hommes se retrouvèrent pratiquement les seuls maîtres du continent, elle était prête à leur montrer la voie, et elle le fit.
Ils passèrent par la forêt d'Yspagon, franchirent l'Altla par son passage le plus étroit d'où naît le Raldahir, et arrivèrent dans les plaines de Zaalys.
Après un long voyage, éprouvant à cause de la difficulté du terrain et de créatures redoutables qu'il leur fallut combattre, ils établirent un campement plus permanent dans les environs de l'actuelle Arison.
Après deux à trois semaines ils laissèrent là certains de leurs compagnons, qui fondraient plus tard les bases du petit village qui allait devenir la terre seigneuriale précédemment citée.
Ils remontèrent vers le nord, traversant la forêt de Caastial au prix de nombreuses batailles contre diverses créatures redoutables, attirées par les morts que les Années de Larmes avaient déjà semées sur leur passage et se développant d'autant plus facilement que tous les habitants humanoïdes du continent avaient subi de lourdes pertes.
En effet, si la partie occidentale du continent avait bien été habitée par différents peuples, il n'en restait que de nombreux camps abandonnés, des villages endeuillés et parfois ravagés par les famines ou quelques fois même des épidémies suite aux carences laissées par la guerre contre le terrible Shinam-Tar.
Pour cette raison, le cortège de Mélandra grossit rapidement, entraînant avec lui ceux qui avaient besoin de mettre leurs espoirs en une personne, qu'incarnait parfaitement la jeune femme.

Enfin, la forêt traversée, ils se dirigèrent vers le lac d'Alzarine, et s'arrêtèrent quelques jours sur ses rives. Ce fut là, dans les environs de l'actuelle Loriasyl, que le serment d'unité fut prêté.
Ainsi, en l'an 686, le peuple à l'ouest de l'Altla se rassembla sous une unique bannière, celle d'un nouveau royaume que l'on baptisa Valonie.
Les détails de cet événement ne seront pas relatés ici, ils ont déjà fait le sujet de nombreux ouvrages, mais une chose est sûre, le 14 du second mois du printemps 686, la Valonie naquit officiellement après avoir vécu au travers du périple de nombreux hommes.

Mélandra et les siens ne restèrent cependant pas bien longtemps auprès du lac. S'il semblait accueillant de prime abord, avec l'Alva descendant de la montagne et l'alimentant en eau pure, il était hélas habité de créatures lacustres dangereuses, qui chaque jour s'intéressaient de plus près aux voyageurs. L'état major décida que cette région serait pacifiée, mais pas avant qu'une véritable capitale n'ait vu le jour pour la Valonie.
L'endroit de cette dernière avait longuement été discuté. Certains assuraient qu'elle devait se trouver au milieu des terres à l'ouest de l'Altla pour faciliter son accès, d'autres qu'il valait mieux la construire dans un endroit où Shinam-Tar, s'il revenait un jour, ne les trouverait pas facilement.
Grâce aux siècles d'existence des Hommes et des quatre autres civilisations, des cartes avaient déjà été tracées et ils pouvaient les étudier pour choisir leur destination. Ils jetèrent leur dévolu sur l'île d'Houlion, suffisamment vaste pour leur permettre de fonder une capitale de bonne taille et protégée naturellement par l'océan.
Le destin en décida autrement. Alors qu'ils cheminaient vers l'île, Mélandra dut s'arrêter pour une raison capitale, l'enfant qu'elle portait allait naître. En effet depuis quelques temps l'un de ses compagnons de route s'était fait une place auprès d'elle, jusqu'à fonder les bases de cette dynastie (pour plus de détails à ce sujet de nombreux ouvrages, dont La Romance de la Reine Mélandra , sans doute l'un des plus célèbres, pourront être consultés).
Certains y virent un signe, et ceux qui désiraient que la capitale soit plus centrale en firent leur bénéfice. Non loin de l'endroit où ils s'étaient arrêtés se dressait un mont offrant une bonne vue sur les Plaines Flamboyantes, à son pied plusieurs cours d'eau couraient, et la végétation n'offrait pas une résistance trop importante.
La jeune mère ayant besoin de se reposer et de pouvoir prendre soin de son enfant dans de bonnes conditions, le choix de rester se fit de lui-même. D'abord Mélandra projeta de repartir quand le petit aurait deux mois, mais elle se rendit bientôt compte que tous en avaient assez de ce voyage, et les abris de fortune devinrent un village, puis une ville, Dragure, la capitale de la Valonie.




La cité des dragons et l'exode

Durant 126 ans le royaume de Valonie prospéra, et les villes et villages se reconstruisirent, se repeuplèrent, le peuple des Hommes libre de s'étendre sur le continent sans devoir laisser des territoires aux autres peuples à présent qu'ils avaient disparu.
Mélandra eut des descendants, que nous ne citerons pas tous car ce n'est pas l'objet de cet ouvrage, parmi eux Améline la Terrible, Oscar le Sage ou Exenfer le Conquérant, sous le règne duquel de nombreuses zones autrefois inaccessibles à cause d'abominables créatures furent libérées et peuplées.
L'année qui nous intéresse, en 812 donc, régnait Sulivan Val d'Or, un roi n'ayant reçu encore aucun surnom, sinon quelques uns passagers sans importance ici.
C'était un roi s'appuyant plus sur son Conseil que sur ses propres capacités, que l'histoire nous rapporte comme relativement indolent et plus facilement malléable que ne l'aurait voulue sa fonction.
La Valonie se remettait tout juste de six années de guerres avec l'Occinaru pour la possession des Marécages d'Ystentrigues, une guerre déclenchée par le prédécesseur de Sulivan, voyant d'un mauvais œil que ces lieux hautement magiques appartiennent à la seule Occinaru (Pour en savoir plus sur cette guerre l'ouvrage Des guerres d'Ystentrigues est recommandé).
Alors que le Conseil discutait âprement au sujet de la levée d'un impôt censé servir à l'avancée de la science, l'alerte fut donnée au sujet d'un dragon attaquant la ville.
Si les dragons étaient connus ils étaient rares, et très peu s'attaquaient aux cités les plus peuplées, aussi rapidement l'idée germa que c'était l'Occinaru qui attaquait pour se venger de la perte des marécages, pourtant survenue cinq ans plus tôt.
Qui d'autre que ce pays hautement militarisé et aux dirigeants expansionnistes, connu pour ses élevages de dragons, aurait pu lancer ce reptile gigantesque sur la capitale de la Valonie ?
Tandis que toutes les forces disponibles étaient monopolisées pour lutter contre la bête, une partie du Conseil décida d'explorer la piste de l'Occinaru par différents moyens, que nous ne citerons pas ici.

Les combats contre le monstre durèrent des jours, et firent de nombreux morts, que ce soient des combattants ou des victimes collatérales à cause de l'effondrement des bâtiments sous le coup des terribles assauts.
Puis, enfin, il fut terrassé. La capitale, hébétée, mutilée, resta comme figée quelques instants, incrédule devant cette fin. Les plus braves guerriers s'avancèrent, tranchèrent tant bien que mal le corps pour atteindre le cœur fumant, et sectionnèrent les artères. Le dragon était bel et bien mort, et malgré le deuil frappant la plupart des habitants des cris de liesse et de soulagement retentirent dans les rues.
Vint le temps des soins et de la reconstruction, tandis que le Conseil attendait des résultats concernant l'Occinaru.

Officiellement, l'Occinaru déclara ne pas être responsable de l'attaque du dragon. Aucune levée d'armée n'avait été faite récemment, aucun signe de la préparation d'une guerre n'était détecté. Une simple vengeance peut-être, une action sans suite ?
On chercha longtemps à suivre les traces de ce dragon parmi les documents ou les témoignages, si longtemps que lorsqu'un autre dragon attaqua encore la capitale un an plus tard la responsabilité de l'Occinaru était toujours douteuse.
Encore une fois la cité se battit, encore une fois elle triompha, et encore une fois les pertes furent terribles.
L'Occinaru, déjà mal vue par les Valoniens, fut pointée du doigt par la population, et les étrangers en provenance de ce royaume furent priés de rentrer chez eux. Parfois même certains Occinarins installés depuis quelques années furent soupçonnés, et des enquêtes furent ouvertes à leur sujet.
Bien entendu l'Occinaru apprit rapidement ce qui s'était passé.
Gouvernée par un jeune roi depuis seulement deux ans, ayant succédé à son père peu après la perte des marécages, elle envoya en signe de soutien des experts, sous bonne escorte et associés à un diplomate talentueux.
Le Conseil décida de laisser les experts agir, mais refusa catégoriquement l'aide financière proposée par le jeune roi pour aider à la reconstruction. Il était hors de question de se laisser acheter, la Valonie n'était pas ce genre de pays, contrairement à l'Hérial, réputée à l'époque pour faire passer le commerce avant la patrie.
Même s'ils purent déterminer avec précision à quelle espèce appartenait le dragon et s'ils purent faire la liste de ses caractéristiques, habitudes alimentaires, habitats et autres, ils ne surent expliquer pourquoi deux années de suite un tel monstre avait pris la capitale pour cible.
Le Conseil décida de les remercier puis de les congédier, et des érudits prirent le relais pour étudier les possibilités qu'un phénomène magique récent fasse converger chaque année un dragon à Dragure.

Bien entendu le plus simple des paysans sait que les attaques ne cessèrent jamais. Bien que l'Occinaru jure n'y être pour rien et que personne ne trouve de raison à ces attaques, elles se produisirent annuellement, si bien qu'au bout de cinq ans c'en fut trop pour le roi.
S'il laissait son Conseil l'influencer pour bon nombre de décisions, demeurer dans son palais pour chaque année voir sa ville partiellement détruite ne lui convenait pas. Il se plongea alors de longues semaines dans l'étude de la carte de Valonie, puis pointa du doigt un endroit sur celle-ci devant son Conseil. Il demanda combien de héros seraient nécessaires pour chasser les monstres et sécuriser la zone.
Les pertes dues au dragon étaient encore récentes, l'armée affaiblie, et après de longs débats décision fut prise d'envoyer une cinquantaine d'hommes et de femmes, tous experts dans différents arts de la guerre.
Ainsi le lac d'Alzarine et ses environs furent sécurisés, et la ville de Loriasyl fut fondée, son nom provenant selon la légende de Dame Loriane, une noble de haut rang très réputée (pour plus d'information concernant Dame Loriane, vous pouvez consulter l'ouvrage Loriane ou la guerrière érudite, préférable au livre Loriane ou la favorite du roi, beaucoup trop romancé).
Les plans de Loriasyl furent soigneusement étudiés en vue de son expansion, si bien que c'est actuellement l'une des cités, sinon la cité, dont l'agencement est le plus digne d'admiration et l'architecture la plus exceptionnelle.
En effet le roi veilla de près à ce que tout soit parfait pour accueillir sa Cour et tous ses sujets de Dragure qui voudraient le suivre (Pour plus d'information consultez l'ouvrage Loriasyl, la cité parfaite paru en 1048).
En 821, au printemps, la Cour et le centre décisionnel de la Valonie furent déplacés officiellement à Loriasyl, qui devint ainsi la capitale du royaume.



Guerres et annexion

La Valonie se battit contre l'Occinaru et l'Hérial pour d'autres raisons que les marécages d'Ystentrigues, mais d'autres ouvrages font le récit de ces batailles et de leurs enjeux de façon détaillée et il n'est pas besoin ici de les commenter davantage.
Nous allons cependant nous arrêter sur des faits qui ont une répercussion indéniable sur notre perception actuelle de l'Occinaru et d'Hérial.
Tous, même les enfants peu éduqués, savent de quelle façon sont perçus ces deux pays.
L'Occinaru est une puissance militaire qui aime particulièrement envahir ses voisins et les annexer, et Hérial est un pays de commerçants qui vendraient leur honneur pour des traités intéressants.



Extraits d'un manuel scolaire destiné aux jeunes étudiants (15 à 17 ans), paru en 1198.
Auteur : Jalenfer Abralen, historien et conférencier à Borasyl (sud-ouest de Loriasyl)



Une note supplémentaire a récemment été ajoutée au manuel par le même auteur :



[...] Mais la question qui est la plus pertinente, c'est comment la Valonie, fier pays doté de guerriers redoutables et habitué à des menaces telles que les dragons, a pu ainsi accepter d'être englobée dans ce "Grand Royaume" dont elle ne voulait pas ?
La réponse est simple, elle ne l'a jamais accepté, et à moins de provenir d'un endroit incroyablement éloigné de toute civilisation personne ne l'ignore.
Dans ce qui suit nous allons nous efforcer d'étudier ce qui se produisit de 1191 à nos jours, le plus objectivement possible.

L'Occinaru avait commencé à partir de 1191 à travailler du côté de l'Hérial, renforçant leurs échanges commerciaux avec ces contrées mais aussi rassemblant une partie de son armée non loin de ses frontières pour montrer sa puissance militaire, sans toutefois en faire usage.
En 1196 un traité fut signé entre les deux royaumes, l'Hérial autorisant les déplacements de troupes sur son territoire en échange d'un bon poids en or, en objets précieux et d'accords commerciaux avantageux. Il va sans dire que bien que cela soit la version officielle la légère supériorité martiale de l'Occinaru avait de quoi peser dans la balance, et que l'Hérial préféra de loin obtenir des intérêts matériels de son accord plutôt que de s'engager dans une guerre inévitable.
A peine ce traité fut-il signé que son but devint évident, l'invasion de la Valonie se préparait.
L'Occinaru, sachant que le nord de la Valonie était bien trop défendu, avait choisi d'attaquer par le sud, franchissant la même passe que Mélandra avait choisie des siècles plus tôt.

Le premier combat eut lieu à la naissance du Raldahir au printemps 1198, dans un fort construit dans le but de protéger la passe, point faible redouté de la montagne protectrice.
Ce fort avait pour nom Abnasol, comportait pas moins de trois épaisses murailles, six tours et plus de cinq cents guerriers ainsi que tous les serviteurs nécessaires à son fonctionnement.
Lorsque les troupes occinariennes furent en vue, des messagers partirent en direction des grandes villes de Valonie afin non seulement de les prévenir mais également d'aller chercher du renfort.
Pendant qu'ils pressaient leurs montures en espérant pouvoir porter secours aux soldats à temps, les dragons occinariens furent jetés dans la bataille tandis que des catapultes bombardaient les premières murailles.
Le siège fut long, car les Valoniens ripostaient avec fureur et pas un n'envisageait la reddition. Cependant la première puis la seconde muraille furent détruites, et les renforts n'arrivèrent qu'alors que la dernière était entamée. Une grande partie des troupes disponibles avaient été dépêchée et venait avec de grands généraux, mais on craignait une invasion par le col proche d'Ursuia également, si bien qu'on garda une réserve pour le nord.
Prise en tenaille, l'armée occinarienne dut se réorganiser, d'autant plus que la majorité de ses dragons avait déjà péri et que la plupart de ceux encore vivants étaient gravement blessés. L'armée valonienne en profita pour prendre l'avantage, et causa de lourdes pertes dans les rangs ennemis.
Trois semaines après avoir franchi le col les Occinariens reculèrent vers la montagne, ne pouvant lutter contre la pression de guerriers encore non éprouvés par la bataille.
Le fort Abnasol, dont la dernière porte avait déjà été bien abîmée, fut à nouveau sous contrôle, ses stocks furent réapprovisionnés, en particulier concernant les flèches, qui manquaient depuis près d'une semaine.
Hélas, bien que cette bataille ayant duré près de trois semaines se soit soldée par une victoire, c'était une victoire ayant coûté la vie à près de trois cents guerriers ainsi qu'à de nombreux civils, et des fortifications inestimables.

Après cela l'Occinaru ne franchit pas les frontières valoniennes durant deux ans. Pour autant la Valonie savait qu'une guerre terrible se préparait, car les Occinariens n'étaient pas connus pour supporter la défaite. D'ailleurs ils n'avaient envoyé aucun émissaire, et c'était un signe qui ne trompait pas.
En Valonie les avis étaient divisés. Certains voulaient manœuvrer rapidement pour porter un coup à l'Occinaru par la passe nord, d'autres envahir l'Hérial par la passe sud pour couper l'herbe sous le pied des ennemis aux dragons. Un groupe de guerriers, de chasseurs et de spécialistes fut même envoyé traquer le Grand Dragon Femelle de Valonie, celle-là même dont chaque année le fils attaquait Dragure selon la légende (Pour plus d'informations conformez-vous aux ouvrages traitant des dragons de Dragure).
Cependant, après s'être déchiré à ce sujet pendant des mois, le Conseil de Valonie décida de renforcer les frontières en vue d'une attaque ultérieure et d’œuvrer en douceur du côté de l'Hérial pour y chercher des alliés.
Cette dernière opération ne fut d'ailleurs pas sans succès. Si nos voisins du sud étaient surtout connus pour leur goût pour le commerce au détriment du reste, il n'en restait pas moins que de nombreux hommes fiers haïssaient également l'Occinaru pour son impunité, et souhaitaient aider à la chasser définitivement, voire à anéantir cette puissance militaire. Il en fut donc pour s'engager bénévolement, tandis que d'autres acceptaient pour certaines richesses, pour des titres ou des terres. Selon les rumeurs il en fut même qui acceptèrent pour des esclaves, car comme chacun le sait seule la Valonie permet d'en posséder et cela a toujours fait de nombreux envieux.
Quoi qu'il en soit ces transferts ne pouvaient que se faire en dehors du regard de l'Occinaru, qui contrôlait de plus en plus les routes d'Hérial, si bien qu'une véritable organisation de passeurs se monta, et que des renseignements stratégiques furent gagnés également dans ces manœuvres.

Durant l'été de l'année 1200, l'Occinaru fut à nouveau à la porte sud de la Valonie. Cette fois notre royaume était prêt à l'accueillir, et des combats sanglants eurent lieu pour défendre la passe du Raldahir.
Défaites et victoires se succédèrent, la Valonie perdit de grands hommes et en élimina d'autres chez l'ennemi, les combats s'étendant sur plusieurs mois au sud de la forêt de Caastial.
Hélas, même si parfois les Valoniens parvenaient à repousser l'envahisseur, ces derniers parvinrent comme chacun le sait à progresser dans les plaines de Zaalys.
Durant l'automne 1201, Arison tomba. C'était une terrible prise stratégique pour la Valonie, car même si bien d'autres villes existaient dans les plaines de Zaalys celle-ci avait non seulement une position centrale mais également des fortifications importantes, bien que considérablement affaiblies durant son siège.
Rapidement toute la plaine de Zaalys fut envahie, et la population fuit vers le nord, au travers de la forêt de Caastial. L'armée valonienne n'était pas éteinte, mais il fallait désormais protéger le nord, la capitale en particulier, et elle se rassembla au nord de la forêt.
Cependant l'Occinaru avait également subi de lourdes pertes, et si elle voulait assurer la plaine de Zaalys elle ne pouvait dans l'immédiat continuer sa route. Elle s'arrêta donc là, rassembla elle aussi ses troupes.
Durant un an aucun pays ne parvint à gagner du terrain, malgré les quelques tentatives dans un sens comme dans l'autre. Les villes et villages à proximité de la forêt de Caastial constituèrent le terrain de nombreuses batailles, qui les endommagèrent souvent irrémédiablement.
Malheureusement l'Occinaru continuait à être un pays entièrement libre, et l'Hérial, désormais partiellement annexée, lui fournissait des ressources dont ne disposait plus la Valonie, humaines ou matérielles.
Le combat était donc à terme inégal avec la volonté de l'Occinaru d'anéantir tout peuple n'étant pas sous son contrôle.

A la fin de l'été 1202 les généraux de l'Occinaru placés dans les plaines de Zaalys prirent une terrible décision. Malgré la menace de la colère de leurs Gardiens, ils incendièrent une partie de Caastial. A force de tenter de combattre les Valoniens dans ces bois immenses ils avaient fini par comprendre que le terrain, trop bien connu de nos forces, ne leur donnerait jamais l'avantage, et plutôt que de continuer à perdre plus d'hommes qu'ils n'en vainquaient ils préférèrent risquer la colère d'un Gardien, sachant que les deux autres n'interviendraient probablement pas s'ils respectaient leurs territoires.
La section de forêt choisie brûla durant quatre jours, dégageant une odeur et une fumée qu'on ne revit jamais plus. Le Gardien se mit dans une colère terrible et se jeta sur les Occinariens, ravageant tout sur son passage. Leurs camps furent mis à sac, des dizaines d'hommes furent tués, mais malgré tout son pouvoir il ne pouvait lutter contre une armée entière, et chaque parcelle de son territoire se calcinant l'affaiblissait considérablement.
Lorsque l'incendie prit fin il ne lui resta que peu de forces, et les Occinariens l'achevèrent.
Un silence terrible s'empara alors de ce qui restait de la forêt, et le ciel se couvrit de nuages sombres tandis que l'orage grondait. La terre trembla, les vents se levèrent et tourbillonnèrent, mais après six jours tout se calma, et le mal était fait, le passage vers la Valonie encore libre était ouvert.

De l'automne 1202 à l'hiver 1203 les plaines Flamboyantes furent l'objet d'âpres combats, se rapprochant toujours plus de Loriasyl, la cible ultime des Occinariens. Des villes furent perdues puis regagnées, mais le territoire valonien n'offrait presque plus de ressources exploitables, les fermes brûlées par les envahisseurs, les mines parfois sabotées, l'Occinaru ne reculant devant rien puisqu'elle savait que ses propres terres comme celles d'Hérial pouvaient lui fournir ce dont elle aurait besoin.
Notre Roi et sa famille n'eurent alors plus que le choix de quitter Loriasyl quelques jours avant qu'elle ne soit assiégée, pour partir avec une bonne escorte et nombre de civils vers les îles encore libres, en passant par le nord, longeant la côte pour éviter les armées se massant vers Loriasyl. S'il n'était pas dans l'esprit des Valoniens de fuir le combat et si cette fuite pouvait être considérée comme la pire des lâchetés, un Roi n'est pas un homme comme les autres, et sa capture signifie bien plus que celle d'un Général. Le Roi et sa descendance encore libres, il restait un espoir de résistance, car le royaume de Valonie n'aurait pas perdu son dirigeant légitime.
Le 20 du troisième mois d'hiver 1203, Loriasyl tomba après six semaines de siège et de combats désespérés.

Après la chute de Loriasyl, les Occinariens assurèrent leur possession des plaines Flamboyantes, mais désormais les forces de la Valonie étaient réduites à peu de choses. Les guerriers encore valides s'étaient jetés dans la bataille, seule une poignée d'entre eux ayant suivi le cortège du Roi et étant bien sûr insuffisants à mener une guerre.
Il restait cependant de nombreux Valoniens, guerriers blessés ou envoyés en mission spéciale loin des combats, civils et prisonniers de guerre, mais ils étaient encore incapables de se rassembler, ou n'en seraient tout simplement jamais capables.
Une résistance souterraine s'organisa alors, dont bien sûr il ne sera rien dit ici.

Après cette victoire, l'Occinaru organisa son occupation. Elle destitua tous les nobles n'acceptant pas de se plier à son joug, les remplaça par ses propres hommes et femmes, mit ses prisonniers au travail pour réparer les dégâts qu'elle avait causés.
Elle prit d'ailleurs un soin particulier à replanter la forêt de Caastial, soucieuse sans doute de se faire pardonner des dieux et des Gardiens alentours.
Bien entendu elle n'abolit pas l'esclavage malgré son interdiction sur ses terres d'origine, car il l'arrangeait bien trop pour les travaux de reconstruction, et elle offrit même quelques prisonniers à ses nobles acceptant de gouverner en Valonie ou à ses officiers supérieurs s'étant illustrés lors des combats. D'ailleurs peu leur importait l'origine de ces esclaves, et j'ai personnellement vu des esclaves occinariens issus de captures valoniennes être employés indifféremment par des Occinariens, des Hérialiens ou des Valoniens.

Babyon et Torylion furent occupés dès le début du printemps 1204, seules Capilion et Houlion résistant encore. Ces deux îles bien que petites par rapport à la Valonie étaient défendues par des tours empêchant tout navire de les approcher, et en leur sein attendait une armée prête à massacrer tout soldat ennemi y posant le pied. De plus elles étaient loin d'être la priorité de l'Occinaru, qui avait tout de même perdu la majeure partie de ses guerriers, ce qui les sauva durant les mois qui suivirent.

Le 22 du deuxième mois du printemps 1204, un soulèvement massif eut lieu dans la ville de Dragure. Malgré la propagande occinarienne et ses "bonnes actions" pour faire croire en des intentions louables la population n'était pas dupe et c'étaient des hommes et des femmes habitués à de rudes combats contre des dragons, ils avaient donc préparé cette rébellion avec soin.
Pas moins de trois quartiers sur les cinq principaux furent repris, et le quatrième était en passe de l'être, ne laissant plus aux Occinariens que le plus petit et le plus isolé des cinq, quand surgit du ciel un des grands dragons se jetant annuellement sur la ville. Il n'avait que rarement surgi à cette époque de l'année, préférant généralement le milieu de l'été, mais la guerre avait probablement bouleversé ses habitudes, peut-être à cause des fermes incendiées ou manquant de travailleurs pour les entretenir, et il était bel et bien là.
Les Occinariens interdirent à la population de rejoindre les abris souterrains, du moins à toute population ne leur étant pas soumise, et le dragon fit plus de victimes que ses prédécesseurs n'en firent jamais.
La ville fut détruite en grande partie, et brûla encore des jours après l'attaque. Pour la première fois le dragon put la quitter avant de mourir, et il est probable que l'an prochain deux dragons au lieu d'un seul soient à redouter.
Quoi qu'il en soit, Dragure fut reprise par les Occinariens, même s'il n'en restait presque plus rien.

Après cet épisode les Occinariens décidèrent d'éradiquer tout risque de menace trop important en dirigeant en masse leurs dragons puis leurs troupes sur Capilion et Houlion.
N'ayant aucune chance contre tant de forces rassemblées, elles tombèrent, Capilion le 24 du premier mois de l'été et Houlion trois semaines plus tard.
Le Roi fut capturé puis exécuté, et sa famille fut emprisonnée quelques temps dans une tour de Loriasyl.
Puis, jugé trop dangereux à cause de sa popularité et de son charisme, l'héritier du trône fut à son tour exécuté le 25 du deuxième mois de l'été.
Ne restent désormais en vie que notre reine bien aimée Calenyl Cia'Loriel, la douce princesse Aurorine Cia'Loriel et le jeune prince Malevin Cia'Loriel, âgé de douze ans seulement.
Puissent les dieux accorder à la Valonie le pouvoir de se libérer du joug des envahisseurs occinariens.



Journal de l'étudiant à qui appartient ce manuel
Ce vieux fou est sacrément bavard, mais il dit des choses intéressantes. Retenir :
  • Mélandra Val d'Or (été 654 - ?) fonda officiellement la Valonie le 14 du second mois du printemps 686 à proximité de l'actuelle Loriasyl.
  • 807 : perte des marécages d'Ystentrigues par l'Occinaru grâce à la Valonie (se renseigner à ce sujet)
  • 812 : première attaque de dragon sur Dragure
  • Printemps 821 : Loriasyl devient la capitale à la place de Dragure
  • 1196 : traité entre Occinaru et Hérial, Hérial autorisant les déplacements de troupes sur son territoire en échange d'or, d'objets précieux et d'accords commerciaux avantageux.
  • Printemps 1198 : premier combat de la dernière guerre contre l'Occinaru à Abnasol, fort gardant autrefois l'accès à la Valonie par la passe du Raldahir. Victoire valonienne, retrait de l'Occinaru.
  • Eté 1200 : retour de l'Occinaru par la passe du Raldahir.
  • Automne 1201 : Arison tombe aux mains de l'Occinaru.
  • Fin de l'été 1202 : Incendie de Caastial par l'Occinaru pour former une trouée vers la Valonie libre, mort du Gardien, tué par les Occinariens, phénomènes climatiques liés à cette mort pendant six jours. (Les dieux favorisent-ils l'Occinaru pour avoir laissé faire ça sans les anéantir ?)
  • 20 du troisième mois d'hiver 1203 : Loriasyl tombe après six semaines de siège et de combats. Le Roi et les siens sont partis pour les îles peu avant, ils ne sont pas capturés
  • Début du printemps 1204 : Babyon et Torylion occupées.
  • 22 du deuxième mois du printemps 1204 : Révolte de Dragure. Presque réussie mais le dragon vient plus tôt que d'habitude et tue presque tout le monde avant de partir en vie pour la première fois dans l'histoire de Dragure. Elle est presque entièrement détruite.
  • 24 du premier mois de l'été 1204 : Capilion tombe. Houlion tombe trois semaines plus tard et le Roi est exécuté.
  • 25 du deuxième mois de l'été 1204 : Le Prince Héritier est exécuté. Il ne reste aujourd'hui que la reine, la princesse et le prince Malevin. (Le pauvre, il a seulement 2 ans de moins que moi. Ça doit être horrible pour lui d'être enfermé dans cette tour.)
Il faut que je fasse attention à ce que mère ne trouve pas le document que m'a donné X, Abralen est un vieux fou mais si l'Occinaru apprend qu'il laisse ça se diffuser il aura des problèmes.
Je me demande où il est maintenant... Peut-être qu'il fait partie du réseau secret... J'aimerais en faire partie...


 

Histoire valonienne

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