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Forum de RP mêlant une ambiance futuriste et un vaste continent moyenâgeux

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MessageDe la préhistoire à l'an 720
Jeu 18 Juin 2015 - 10:25
Mille ans d'histoire

Les cinq peuples


Au commencement, étaient les Hommes.
Peuple fier, solide et courageux, les Hommes cherchaient à construire, à aménager leur environnement pour offrir à leur descendance de meilleures chances de survie, un avenir plus glorieux encore.

Puis vinrent les Elfes. Selon la légende ils naquirent de l'union d'une goutte de rosée et d'un homme, et représentaient le peuple de la beauté et de la grâce. Grands, élancés, proches de la nature, ils tissaient l'or et l'argent, sculptaient le bois comme personne et vivaient dans les forêts dont ils modifiaient à peine la végétation pour en faire leurs demeures.

Quelques temps plus tard un troisième peuple fit son apparition, fils de la pierre de de l'Homme. Plus solides encore que les Hommes, plus petits, dotés d'une longévité extraordinaire, on les appelait les Nahins.

Longtemps ces trois peuples furent les seuls dotés d'un esprit assez proche pour pouvoir communiquer pleinement, tantôt s'évitant, tantôt cohabitant, et d'autres fois se faisant de terribles guerres.

Puis émergèrent deux autres civilisations. L'une était fille des Nahins et des montagnes elles-mêmes, et formait le peuple des Mohgrens, géants à la force colossale capables de soulever d'immenses roches. L'autre était fille des Elfes et des rivières, aussi insaisissable que des chimères, et se nommait Angeline. Les Angelins étaient des êtres d'une beauté radieuse et éthérée, et la légende raconte que certains avaient des queues de sirènes à la pleine lune et d'autres des ailes de phénix à chaque solstice.

Une cinquantaine d'années après l'émergence des Angelins, les cinq peuples furent menacés par de terribles cataclysmes, éruptions volcaniques, tremblements de terre, incendies et inondations. Tous furent si fragilisés qu'ils ne purent que se réunir et tenter de s'entendre après s'être longuement déchirés.
La réunion des représentants de chacun dura longtemps malgré les dangers imminents, car chaque civilisation avait sa propre façon de penser, ses propres croyances, et toutes étaient difficiles à concilier.
Puis ils se mirent d'accord sur cinq points.
Tout d'abord, ils décidèrent que si un peuple était menacé d'extinction, les quatre autres devraient cesser toute guerre à son encontre.
Ensuite ils déclarèrent que toute délégation serait éternellement la bienvenue dans chaque capitale, à condition de ne pas chercher à nuire au peuple qui l'accueillerait.
Puis ils s'entendirent sur un calendrier commun. Chaque peuple pourrait conserver le sien, mais la date de leur entente symboliserait le premier jour et l'an zéro de leur calendrier commun.
Le quatrième point mit en place une réunion entre chacun des cinq peuples, qui se déroulerait tous les cinq ans, à chaque fois dans la capitale d'une civilisation différente.
Et enfin ils comprirent qu'ils devaient mettre au point une langue commune, qui leur permette de se comprendre sans utiliser la langue d'un autre peuple.

Ces cinq points conclus, ils achevèrent par une trêve de cent ans. Durant ces cent ans ils jurèrent sur l'honneur que personne ne tenterait de porter atteinte à un autre peuple, le temps que la Terre se calme et que les civilisations reprennent leur souffle.
Ils se séparèrent alors, et chaque peuple tenta de se reconstruire.



Les soixante-neuf années de larmes

Le déclenchement

Six cent cinquante-et-un ans après la première réunion des cinq peuples, un drame si terrible eu lieu qu'il marqua à jamais le Continent.
Les cinq civilisations allaient alors fêter leur cent trentième assemblée, devant se dérouler chez les Elfes, et pour l'occasion toutes les délégations s'étaient réunies par avance dans une belle vallée verdoyante, où se dressaient des tentes splendides et où les mets les plus raffinés étaient préparés. Il n'y avait pas eu de guerre depuis près de cent ans, et chacun avait prospéré de son côté, avec parfois quelques troubles mais en survivant avec honneur.
Les Nahins avaient apporté des joyaux en guise de présents, les Hommes venaient avec leurs dernières inventions les plus spectaculaires et des démonstrations d'ingéniosité, les Mohgrens apportaient une neige ne se formant que dans leurs plus hautes montagnes et éternellement froide, permettant de conserver n'importe quel aliment des années durant, et les Angelins prévoyaient des démonstrations de magie d'un raffinement que même les Elfes leur enviaient. Ces derniers avaient préparé des cadeaux pour chaque délégation, combinant leurs talents et les goûts qu'ils connaissaient aux peuples qu'ils accueillaient.
Puis, au beau milieu de ces préparatifs, surgit un gigantesque dragon. Depuis longtemps déjà ces créatures étaient connues, chassées parfois, redoutées souvent, mais celui-ci était si énorme qu'il causa un désastre irréparable dans toute la plaine. Il y eut des centaines de morts, et dans chaque délégation seules deux ou trois personnes survécurent.
Cependant ce dragon n'était hélas que le début de cette effroyable tragédie.

Alors que les Elfes entraînaient tant bien que mal les rares survivants vers la seule cité fortifiée qu'ils possédaient, leur splendide capitale de tours de bois blanc séculaire aux étendards de mille couleurs dont le nom est aujourd'hui perdu, le ciel s'obscurcit et se chargea d'électricité. Peu de temps après, un violent orage s'abattit là où le feu avait déjà consumé toute vie.
Ce fut alors que se dressa devant la grande porte une créature que nul n'avait jamais vue. Les écrits à son sujet divergent, car de ce qui se produisit ensuite il ne resta pratiquement aucun témoin.
Une chose est certaine, cette créature était la plus dangereuse qu'aucun cauchemar n'ait jamais pu imaginer.
La cité des Elfes fut détruite, et la poignée de survivants ne dut la vie qu'à un passage souterrain creusé une trentaine d'années plus tôt par des ingénieurs Nahins.
Ils marchèrent des jours durant pour trouver un abri, mais alors qu'ils peinaient à se maintenir en vie à cause de leurs blessures la créature et les animaux ravageurs qu'elle avait manipulés pour la suivre les devancèrent en direction des montagnes, vers le territoire des Mohgrens.

Après une semaine de marche, deux autres survivants ayant trépassé, le petit groupe des cinq peuples mêlés parvint à trouver une communauté d'Elfes et fut accueilli en son sein. Ce fut alors que les deux Mohgrens délégués au rassemblement apprirent que des fumées s'étaient élevées de leur montagne et qu'un terrible grondement s'était fait entendre. La terre avait tremblé jusqu'aux Elfes pourtant lointains.
De longues discussions eurent lieu, et chacun jura son soutien au peuple des géants.
Les Elfes envoyèrent alors des messagers dans toutes les villes Humaines et Nahines, ainsi que dans les abris des Angelins et dans les grottes les plus reculées des Mohgrens et dans les autres communautés Elfiques, pour que tous les guerriers se rassemblent et marchent vers cette terrible créature émergée des enfers et menant avec elle les pires abominations de ce monde.
Ils ignoraient encore quel était son dessein, mais elle s'était montrée si destructrice qu'ils ne pouvaient croire qu'elle s'arrêterait avant d'avoir tué d'autres centaines de personnes. C'était à nouveau une situation mettant en péril toutes les civilisations, comme lors de leur première assemblée.

Alors qu'une armée unissant toutes les civilisations se rassemblait, la créature et son cortège mortel poursuivit sa sinistre moisson. Lorsque la bataille s'engagea dans une plaine d'herbe rase, Valdya, non loin de l'enclave d'un ancien volcan effondré sur lui-même deux siècles plus tôt, chaque peuple avait déjà dû payer un lourd tribu malgré toutes les prières adressées à ses dieux.
L'affrontement dura des jours entiers, mais il était trop inégal malgré la présence de héros tels que le Mohgren Altla, le plus extraordinaire de tous les guerriers géants. Des pluies de feu ravagèrent le champ de bataille, des failles s'ouvrirent, puis ce fut une pluie toxique qui s'abattit. La poignée de survivants fut contrainte à se retirer pour porter ce terrible message : la créature était l'égale d'un dieu et rien ne pouvait la vaincre sinon les dieux eux-mêmes.
Un nom se répandit, Shinam-Tar, mélange d'Elfique et de Mohgren dont la signification exacte est aujourd'hui perdue mais qu'on peut assimiler à "Dévoreur de Monde" ou "Seigneur de l'Effondrement".

A partir de ce jour, les cinq peuples furent divisés sur les décisions à prendre, et au sein de chaque peuple des clans s'affirmèrent selon les opinions qu'ils avaient. Certains étaient partisans d'une poursuite de la lutte commune, assurant qu'aucune division ne viendrait à bout du monstre, d'autres jugeaient que les pertes étaient déjà trop lourdes et que la seule chose à faire était de fuir aussi loin que possible en espérant que Shinam-Tar ne les suive pas.
Il y eut de grands exodes, et à nouveau beaucoup d'autres victimes, car la terrible créature et son cortège n'étaient pas les seuls dangers, et en les fuyant ils rencontrèrent d'autres monstres de légende.
Hélas il était un peuple qui ne pouvait fuir, les Angelins.


L'extinction

Les Angelins étaient le peuple le plus fragile du Continent. Leur constitution les rendait sensibles à de nombreux maux et seule leur puissante magie leur avait permis de survivre jusque là. Ils étaient peu nombreux, et ne pouvaient jamais quitter bien longtemps leurs terres, et plus encore ils ne pouvaient jamais le faire sans qu'elle ne conserve une ancre de magie et sans qu'ils n'en emportent un fragment.
De nombreux Angelins partirent, poussés par les leurs dans l'espoir qu'ils trouvent de nouvelles terres où planter leurs ancres magiques, mais hélas tandis que les voyageurs cherchaient en vain un endroit propice à leur magie conservatrice ceux restés dans leurs foyers subirent un terrible mal, dont aujourd'hui la nature exacte a été perdue.
Tout ce que nous savons, c'est que ceux restés sur place périrent les uns après les autres, et qu'à chaque fois que l'un d'eux s'éteignait la magie maintenant l'ancre sur leurs terres faiblissait.
Les voyageurs sentirent peu à peu leurs forces s'amenuiser, et bientôt ils ne purent plus faire un pas.
On dit qu'alors ils retournèrent dans les courants, dans les souffles de vent et dans la poussière des rayons de soleil, et que leur esprit hante encore parfois les lieux imprégnés de magie.
Le peuple des Angelins, si fragile et précieux par sa magie bénéfique, avait irrémédiablement disparu du Continent.

Lorsque le dernier Angelin eut disparu, les quatre peuples restants le ressentirent comme une terrible souffrance des jours durant, même les Nahins, les moins sensibles à la magie. Les plus réceptifs restèrent même alités et en proie à des douleurs intenses, en particulier chez les Elfes, le peuple le plus proche des Angelins.
Tous prirent alors conscience que si un nouveau rassemblement n'était pas organisé rapidement ils pourraient disparaître les uns après les autres, pour laisser le monde au seul Shinam-Tar.
Des armées se reformèrent, et les plus grands généraux réfléchirent à un moyen de mettre un terme à l'hécatombe. Après de longues concertations, ils décidèrent de porter le combat à Alokh-Van, la plus haute montagne sur le territoire des Mohgrens. Y faire monter toutes les troupes serait difficile, mais ils avaient remarqué que Shinam-Tar préférait toujours les plaines aux lieux en hauteur, et maniait le feu plutôt que la glace, et ils espéraient donc en tirer parti.
Ils s'organisèrent tant bien que mal, et comme attirée par cette concentration guerrière la créature se dirigea vers elle. Elle resta d'abord au pied de la montagne, envoyant ses sbires, et les échos de cette bataille durèrent si longtemps qu'ils semblent encore parfois résonner dans les montagnes d'Altla.
Les Mohgrens déclenchèrent des avalanches, les Elfes et les Hommes se servirent de leur magie et de leurs engins primitifs pour cibler les créatures volantes, les solides Nahins se portèrent au front avec une ténacité héroïque, et peu à peu le flot d'ennemis diminua, si bien que Shinam-Tar se décida à gravir la montagne.
A nouveau le combat dura des jours, mais ils reçurent une aide inattendue alors que tout semblait à nouveau perdu. Une armée de puissants mages arriva d'on ne sait où, et leur chef usa d'un grand pouvoir, si grand que jamais il ne fut égalé, pour neutraliser Shinam-Tar.

Hélas toute magie a un prix, et celui-ci fut terriblement élevé.
Les Mohgrens avaient toujours été un peuple semblant d'une solidité à toute épreuve, mais ils avaient un secret gardé depuis la naissance de leur lignée, la magie à haute dose était pour eux un poison qui risquait de les figer à jamais. La seule magie qu'ils avaient jamais pu supporter en grande quantité était celle des Angelins, et le pouvoir des mages inconnus était à l'opposé de ces bienfaits. Un à un ils ployèrent et leur sang se changea en poussière, leur chair se pétrifia, et les fiers géants au cœur d'or s'éteignirent à jamais.
Alors la montagne trembla, et comme si elle pleurait leur perte elle s'effondra dans un gigantesque glissement de terrain. Là où un flanc de roche s'élevait autrefois ne resta que chute abrupte vers l'abîme, emportant par ailleurs quantité de guerriers.
Les mages inconnus se retirèrent et Shinam-Tar disparut avec eux, mais cette victoire fut longtemps pleurée car elle avait emporté la seconde civilisation depuis le début des Années de Larmes, les Mohgrens.
Alokh-Van, la Montagne Majestueuse, fut renommée Ekir-Ezel, la Terrible Fracture, et des siècles plus tard la bataille fut appelée Le Grand Précipice, en mémoire du morceau de montagne arraché et de la chute des géants.


La poursuite inexorable

Lorsque Shinam-Tar et son cortège de mort eurent disparu, les trois peuples ayant survécu au désastre de ces premières Années de Larmes se retirèrent pour panser leurs blessures. Très peu avaient survécu à la bataille, et ne restaient que quelques communautés éparses, toutes divisées par des convictions différentes.

Chez les Elfes, trois clans s'affrontèrent. Le premier voulait quitter le Continent pour tenter sa chance par delà les mers, le second construire une gigantesque forteresse avec les Nahins et les Hommes pour assurer la pérennité de leurs civilisations, et le dernier voulait renforcer la tradition nomade de la plupart des Elfes pour pouvoir échapper à d'autres guerres.
Au début les affrontements ne furent que verbaux, mais l'un des meneurs, Gil-Arven, fougueux et ne sachant retenir son bras, tira son épée contre l'un de ses opposants et l'assassinat sous les yeux d'une dizaine de témoins. Horrifié par son propre crime il décida de s'exiler, et entraîna avec lui ses partisans. Celui qui désirait bâtir une grande forteresse parti, ne restèrent que ceux qui voulaient s'isoler davantage, si bien que la communauté elfique se disloqua entièrement. Nul ne sait aujourd'hui si certains parvinrent à braver les tempêtes et les orages qui s'abattirent sur l'océan lorsqu'ils prirent la mer, mais des navires qui partirent en quête de nouvelles terres très peu ne furent pas retrouvés en fragments épars sur la plage, des cadavres accrochés à leurs planches.

Les Nahins quant à eux furent divisés entre deux de leurs dirigeants, Sorin Val-Cendre et Luren Cœur d'Acier, le premier assurant que ce serait sous terre qu'ils trouveraient leur salut, le second désirant construire les navires les plus solides jamais vus et laisser de conséquentes offrantes aux dieux pour qu'ils leur permettent d'atteindre des rivages cléments. Val-Cendre convainquit finalement la majorité des Nahins, et ils gagnèrent la montagne la plus orientale, non loin de la Mer Gelée, pour y creuser des salles de pierre.
On ignore ce qu'il advint d'eux mais jamais ils ne réapparurent, et si on trouva quelques entrées elles étaient si bien scellées que personne ne parvint jamais à les ouvrir, et qu'aujourd'hui on en a oublié l'emplacement.

Les Hommes furent ceux qui parvinrent le mieux à se relever de ces terribles années. Ils avaient toujours connu des divisions et des guerres, si bien que même si leur population avait grandement diminué ils prirent le parti de reconstruire en apprenant de leurs erreurs.
Comme les Elfes et les Nahins s'étaient reclus ou dispersés ils purent s'étendre sans frontière, et bientôt trois dirigeants émergèrent, Ocelin Inaru, qui posa les bases de l'Occinaru, Mélandra Val d'Or, dont la famille gouverna longtemps le royaume de Valonie et Sybelin Hémani, qui dessina les frontières d'Hérial.
Au delà de la montagne des Nahins, les terres étaient depuis longtemps peuplées de nomades bien plus primitifs que les Hommes du Continent, et ils continuèrent à les parcourir sans être inquiétés par l'extension des trois royaumes.

Trente ans après le début des Années de Larmes ne restaient donc plus que quelques Elfes et Nahins, les Hommes dominant largement le Continent.
Hélas il semblait que les dieux n'en avaient pas encore terminé avec eux.
Les Elfes se remettaient à peine de leurs terribles pertes qu'ils furent frappés par une épidémie qui se répandit de communauté en communauté, abattant leurs enfants dans de terribles fièvres.
Ils épuisèrent leur magie pour tenter d'enrayer cette terrible affliction, offrirent des sacrifices à leurs dieux, demandèrent même l'aide des Hommes et gagnèrent les plages où s'étaient installés les Nahins pour construire leurs navires, mais aucune aide ne les sauva.
Lentement, sans qu'on puisse comprendre pour quelle raison, tous les Elfes convergèrent vers l'est, vers les terres des Ouulakchoukans. Beaucoup moururent en chemin, mais au fur et à mesure qu'ils avançaient leur conviction se renforçait, comme s'ils sentaient une force rayonner dans la direction depuis le point qu'ils cherchaient à atteindre.
Enfin ils arrivèrent à destination, et attendirent des jours sans parvenir à comprendre ce qu'ils devaient faire désormais. Ils prièrent leurs dieux, consultèrent leurs sages, et finalement, sur cette terre désolée où rien ne poussait, leur Grand Conseil détermina qu'un arbre devrait naître, et qu'entre ses branches les Elfes trouveraient le salut.
Des rituels furent menés, et, sous l’œil d'Ouulakchoukans les observant de loin, ils plantèrent une graine imprégnée de leur plus puissante magie.
Une plante chétive naquit, et jour après jour ils la chérirent en espérant qu'elle les sauverait, tandis que leurs enfants continuaient à périr de fièvres délirantes.
Cependant ils constatèrent qu'à chaque fois qu'une âme quittait un corps l'arbre laissait apparaître une nouvelle feuille, une nouvelle branche, de nouvelles racines. Ils comprirent qu'ils avaient mal interprété les signes. Cet arbre leur permettrait de survivre en lui, et non de conserver leur civilisation telle qu'ils l'avaient toujours connue. Il rassemblerait leurs âmes, l'âme du peuple des Elfes, et ses fruits seraient les enfants qu'ils n'auraient plus.
Ils acceptèrent cette issue. Si ni leurs dieux ni leur magie ni la nature qu'ils avaient si longtemps préservée ne pouvaient leur venir en aide, c'était que leur heure était venue, et que cet arbre était leur fin la plus logique. Quoi de plus naturel pour un Elfe que de fusionner avec un arbre éternel ?
Peu à peu la communauté s'éteignit. Les Ouulakchoukans vinrent en aide aux malades et aux mourants, offrirent de la nourriture et des couvertures, aidèrent aux derniers préparatifs pour le dernier voyage. Lorsque le dernier Elfe s'éteignit ils veillèrent longtemps autour de l'arbre, et après sa première floraison ils partirent pour retourner à leur vie nomade.
Depuis les Ouulakchoukans reviennent souvent à cet arbre, mais on ignore s'ils se souviennent encore de la raison pour laquelle ils s'y rendent.


Ceux qui demeurent

Quelques années après la disparition du dernier Elfe, les Nahins s'étant installés le long des côtes quittèrent leurs ports. Ils ignoraient la destinée funeste de la lignée née après les Hommes, mais leurs navires étaient prêts et ils ne désiraient plus s'attarder sur le Continent, le jugeant porteur de mort après avoir donné la vie à de nombreuses espèces pendant des siècles. Ils firent de grandes cérémonies, y conviant les Hommes, puis montèrent à bord de leurs navires gigantesques et hissèrent leurs voiles bleues et argent.
Ce fut la dernière fois qu'on vit des Nahins sur le Continent. Ce que devinrent les navires, nul ne le sait, mais après des siècles de cohabitation avec quatre autres civilisations, les Hommes se retrouvèrent seuls.
Une grande nostalgie s'empara d'eux alors qu'ils réalisaient ce qui avait été perdu, mais ils savaient qu'ils n'auraient rien pu faire pour changer cela.
Malgré les désastres, les famines et les maladies, bien qu'ils soient en nombre très réduit et aient perdu la plupart de leurs villes, les Hommes possédaient désormais le Continent tout entier, à condition de pouvoir cohabiter avec ses Gardiens, protégeant jalousement de nombreux sites.
 

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