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Forum de RP mêlant une ambiance futuriste et un vaste continent moyenâgeux

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Je fus d'accord avec sa conclusion. Retrouver mon chemin et quitter cet endroit serait la meilleure chose pour ma part ! Lorsque je reverrais mon frère, il allait en entendre parler de cette expédition ! J'étais certain que de son côté il s'était amusé et avait complètement oublié son pauvre grand frère adoré !
Rassuré par le côté douillet de la veste, mes paupières se faisaient de plus en plus lourdes. Je bataillais pour ne pas m'endormir, ne voulant pas sombrer dans le sommeil ici, en plein milieu d'un endroit hostile. Et même si la carrure de mon guide était encourageante et rassurante, je n'avais guère confiance en lui. Je m'efforçais donc de grignoter, recroquevillé dans mon coin. De temps à autre, je jetais des coups d'œil autour de moi... Les arbres me paraissaient effrayants. Il me semblait que dans chaque coin sombre, des pupilles brillant dans l'obscurité me scrutaient, prêtes à bondir pour m'attaquer. S'était certainement que mon imagination, mais j'en possédais une assez débordante... D'un certain côté j'aurais aimé entamer un sujet de conversation avec monsieur L'ours. Mais je n'oserais jamais et puis je ne savais pas par quoi commencer. Il n'avait pas l'air commode et ce n'était pas mon genre de débuter une conversation anodine. Alors, pour me rassurer, j'entamai une conversation avec moi-même. Il n'était pas nécessaire de la détailler, rien de bien intéressant... Une réflexion sur un dossier en cours, ce que j'allais bien pouvoir faire à manger durant la semaine... s'il fallait aller faire les courses... Je critiquai un livre que j'étais en train de lire... Bref je m'occupai tout seul, sentant que je n'arriverais pas à m'adresser directement à mon guide.


Plus les heures passaient, plus il m'était difficile de garder les yeux ouverts mais je ne voulais pas m'endormir, quitte à me pincer fortement pour me réveiller... J'essayai de m'occuper du feu quand il avait besoin d'être alimenté et je remis une fois de la poudre, par de l'arrivée d'insecte... Parfois je jetais un coup d'œil discret pour voir ce que faisait l'homme des bois. Il semblait si à l'aise dans cet environnement hostile que cela en était déconcertant. Mais après tout moi j'étais à l'aise sur une scène de crime alors que d'autres dégobilleraient tout leur petit déjeuner !

Malgré mes efforts pour me maintenir éveillé, vers 3, 4 heures je me sentis partir complètement. Ce fut le trou noir jusqu'à ce que je me réveille en sursaut, soit à cause de la lumière qui commençait à filtrer à travers le feuillage, soit à cause d'un bruit quelconque. Je devais avoir une sale tronche, le genre après une énorme beuverie ! Je mis un certain temps à calmer mon cœur qui s'emballait, ne sachant pas où j'étais, ce qu'était et à qui appartenait cette veste qui me tenait chaud... puis je fis les liens, je remis tout dans le bon ordre.Je me levai péniblement tout en prenant soin du vêtement, je pris le temps de l'essuyer avec application, tout en regardant autour de moi, toujours pas à l'aise avec mon environnement. Puis je m'affolai de savoir si mon guide m'avait abandonné ou non... Je doutais grandement qu'il soit parti en laissant son bien. Mais, comme il était difficile de comprendre le genre humain, on ne pouvait pas mettre totalement de côté la probabilité qu'il me laisse tout seul ici !
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Une fois aussi certain que possible que le gamin n'allait pas faire n'importe quoi, Ileivàn laissa le sommeil l'envahir. On ne pouvait jamais avoir de certitude avec les êtres vivants, mais il fallait bien accepter de jouer sur de fortes probabilités en espérant qu'elles se réalisent, sinon la vie devenait impossible.
A partir du moment où il accepta cet état de faiblesse il s'y adonna pleinement, sombrant rapidement dans un profond sommeil. Avec le temps son corps s'était habitué à dormir par intermittence dès qu'il était à l'extérieur et à profiter autant que possible de chaque instant de repos. Il savait qu'en cela il avait de la chance, car certains chasseurs et même mercenaires n'y parvenaient jamais, ayant un sommeil trop léger, trop perturbé.
Ileivàn avait souvent un sommeil perturbé dans sa cabane, revoyant la guerre et la mort de son épouse, mais étrangement la forêt avait un effet apaisant sur ses cauchemars, les éloignant. Peut-être que la poudre qu'il jetait dans le feu l'aidait, il n'en savait rien et n'avait pas l'intention de creuser le sujet.
Quoi qu'il en soit il dormit deux heures, se réveilla, vérifia les alentours, et une fois tranquillisé il se rendormit très rapidement.
Cela se produisit quatre fois dans la nuit, puis ce fut l'heure pour lui de commencer une nouvelle journée.
Il prit son temps pour se redresser, observant d'abord le ciel et les branchages, immobile, écoutant les bruits alentours. La nature n'était jamais silencieuse, n'importe qui pouvait s'en rendre compte, le tout était de savoir quels bruits laisser courir et quels autres analyser pour vérifier l'absence de danger, ou identifier le danger à venir. Il prit son temps pour le faire, puis se redressa lentement.

Le jeune traumatisé était toujours là. Ce n'était pas une surprise, à chacun de ses réveils il avait pu vérifier que sa veste n'avait pas disparu avec lui.

« Bonjour. » le salua-t-il simplement.

Cela fait il rejeta ses cheveux en arrière puis se leva et fit quelques pas pour que son corps se réhabitue à fonctionner après sa nuit, et pour mieux se réveiller. L'atmosphère promettait une belle journée, c'était un temps idéal pour marcher et accomplir une tâche telle que raccompagner un jeune homme sur une grande route. Il lui intima néanmoins pour l'instant de rester là et s'éloigna un peu du campement, non sans emporter ses armes, pour satisfaire à l'exigence de la nature. Cela fait il se lava les mains au petit ruisseau à proximité, à peine un filet d'eau mais qui suffisait pour l'opération, puis retourna à leur point de chute.
Évidemment en faisant cela il risquait que l'homme parte avec ses affaires, mais il ne voyait vraiment pas pourquoi il l'aurait fait à ce moment précis plutôt qu'en pleine nuit, à un moment où il ne l'aurait pas remarqué immédiatement.

« Nous allons manger rapidement puis nous nous mettrons en route. expliqua-t-il sans paraître un instant se soucier de sa mine épuisée.
Ce sera sans doute difficile pour vous de suivre le rythme, alors si vous sentez que vous n'en pouvez plus prévenez-moi. Un homme épuisé dans la forêt n'a aucune chance d'éviter le danger, un homme qui sait se ménager quand il faut survivra plus longtemps. Alors pas de fierté mal placée. » ajouta-t-il.

Ensuite il partagea la ration matinale équitablement, et tendit sa part au jeune homme. Il mangea lui-même avec un bon appétit et engloutit son repas rapidement, bien qu'avec les manières d'un homme parfaitement civilisé. Un peu d'eau fit passer le tout puis il s'occupa du campement pour le laisser aussi fonctionnel que possible avant leur départ.


Ileivàn Estebrièn.
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Je posais sa veste à côté de ses affaires le remerciant encore pour celle-ci. Elle avait été fort utile pour la nuit. Je le suivis du regard. j'avais mal dormi, je ne savais pas quelles heures il était, mais je supposais qu'il était tôt, trop tôt ! Mais je restais tout de même polie et lui sortie un faible bonjour. Puis, je le vis disparaître dans la forêt comme ça, sans rien ajouter. Petit moment de panique qui disparut assez vite par le raisonnement et la logique . Il avait laissé toutes ses affaires, il venait juste de se réveiller... Il allait certainement faire soitses besoins soit il savait qu'il y avait un ruisseau pas loin . Pensant au ruisseau, je me sentis d'un coup très sale, lourd de crasse. Qu'est-ce que j'avais envie d'un bon bain ...Me frotter partout pour enlever odeurs et saletés qui c'étaient mises jusque dans les recoins des ongles. Mais comme il ne m'avait pas proposé et que je ne voulais pas m'avancer dans les bois même si je supposais que le ruisseau n'était pas loin. je préférais attendre, pour lui demander.

En bon étranger j'écoutais ses recommandations. Il en avait des bonnes lui, se ménager ... dans ce cas-là qu'il me trouve un lit qui ne peut être attaqué et là je me reposerais de tout mon soûl et je serais d'attaque. J' hochais la tête pour lui montrer que j'avais compris et que je n'aurais pas de fierté mal placée ! J'attrapais ma ration qu'il me tendit. A ce moment-là j'avais encore plus l'impression d'être un enfant qui suivait son père en balade en forêt. C'était une sensation horrible ! J'avais été obligé de prendre très tôt mon indépendance et se sentir dépendant de quelqu'un était quelque chose de détestable, je vous l'assure. Je mangeais en silence ma ration, j'aurais fort à me plaindre du goût et de l'endroit où elle avait traîné mais j'avais appris à me retenir, peu de gens était si à cheval sur les règles d'hygiènes. Il y avait des situations qui me crispaient plus que d'autre mais je prenais sur moi surtout quand j'étais dehors ! Chez moi tout était impeccable, trop même pour mon frère qui en avait souvent marre de ma rigidité. Je m'efforçai de finir mon maigre repas non sans quelques grimaces discrètes mais je vous assure que je faisais l'effort , aucun mot ne sortait de ma bouche. Peut être aussi  simplement parce que l'homme en face de moi était plus silencieux qu'un mort ! Cela me convenait parfaitement,  je n'avais pas à réfléchir même si dans ce genre de situation c'était un peu ... Dérangeant ...Quand j’eus finit de manger, j'osais lui demander doucement :

-Est-ce qu'en partant nous pouvons passer par un point d'eau pour que je puisse me débarbouiller un peu ?


En attendant sa réponse, je le regardais arranger le campement me demandant ce que je pouvais bien faire pour l'aider mais j'étais surtout une gêne à essayer de me mettre à l'endroit où il n'allait pas passer .

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« Il y en a un à deux minutes, par là. » indiqua Ileivàn lorsque le voyageur lui parla d'un point d'eau.

Il lui montra la direction à prendre et lui conseilla d'y aller pendant qu'il faisait le nécessaire pour le campement.
Un peu plus de solitude lui semblait on ne pouvait plus appréciable et il n'avait effectivement pas besoin d'un citadin dans ses parages pour terminer sa tâche.


Lorsque le jeune homme revint ils purent se mettre en route. Ileivàn choisit les chemins les plus faciles plutôt que les plus courts, ne voulant que son client ne fasse de mauvaises chutes ou ne se blesse de mille autres façons. Il convenait sans mal que pour tout homme n'y étant pas habitué le terrain n'était pas des plus faciles, même en excluant les bêtes sauvages risquant à tout moment de freiner leur progression.

Après environ deux heures de marche ils firent une pause dans un espace un peu plus clairsemé. Ileivàn vérifia soigneusement les alentours avant de faire signe à son compagnon qu'il pouvait s'asseoir sur une pierre plate et prit place sur un vieux tronc couché, tombé depuis suffisamment longtemps pour que la végétation le recouvre en de nombreux endroits. On pouvait d'ailleurs voir qu'une zone avait été aménagée pour servir d'assise, sans toutefois s'attarder sur les détails.
Il but un peu à sa gourde, puis la lança au jeune homme. Qu'il accepte ou non de boire après lui était son problème. Et il se moquait bien qu'il l'essuie religieusement avant, il n'avait rien à se reprocher concernant l'hygiène et il savait que ce ne serait qu'une lubie du voyage et rien qui le concerne.

La pause terminée ils reprirent leur chemin, et Ileivàn annonça que s'ils continuaient à ce rythme ils rejoindraient la grande route peu avant le déclin du jour. Il signala également qu'ils s'arrêteraient pour déjeuner, tout en précisant qu'il faudrait qu'ils se contentent de peu.


Enfin, le soir tombant, ils parvinrent sur la grande route.

« C'est ici que nous nous séparons. Si vous allez par là vous trouverez un grand village, ou des voyageurs. Faites attention et tout ira bien. »
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Me nettoyer était un luxe des plus agréable. L'envie de me prendre une douche n'en fut que plus forte mais il fallait que je me contente de peu. Je le supportais, difficilement mais je ne pouvait pas râler, je ne pouvais pas me lamenter devant cet homme des bois. Et puis il y avait le fait que ce n'était pas mon genre, j'ai tendance à garder sur moi mais là...j'avais bien envie de craquer bien que j'ai passé l'âge pour ça. Je me sentais lamentable.

Il s'en suivis les deux plus longues heures de ma vie d'adulte. Deux heures dans le silence le plus total. Certes j'aime le silence mais là, même moi je commence à ne plus le supporter et je regrette les plaintes incessantes de mon frère, ses jérémiades d'adolescent qui veut tous de suite. Le seul point positif c'est que je n'ai pas eu de nouvelle crise visuelle. Je pus observer sans aucun soucis les merveilles de la nature, merveilles dont je me serais bien passé. J'avais aussi une vue magnifique sur son large dos. Attention c'est ironique ! Aucun regard, il avance. Je conçois qu'il choisis avec minutie les chemins les plus simples mais je ne peux pas m'empêcher de m’irriter. C'est certain qu'il me considère comme un faible, craignant la vue du sang ! Oui, j'ai peur de beaucoup de chose mais je ne fais pas partie de l'Ordre de Mazan pour rien, j'ai quand même des capacités ! Mais je suppose qu'un programme ne peut pas le comprendre...

Je ne fut pas mécontent de prendre une pause, de m’assoir un peu pour reposer mes jambes. J'avais l'habitude de courir mais ici c'était différent...cela me paraissait différent. comme si mon corps réagissait différemment. J'attrapais de justesse sa gourde, je le remerciais poliment. Je regardais un instant son goulot. Je n'aimais pas boire derrière les autres, c'était sale mais il me semblait que si je faisais un geste pour l'essuyer, l'homme me regarderais avec plus de mépris. Alors, je pris tout mon courage et je pris une longue gorgée en évitant de penser à tous les microbes que j'étais entrain d'avaler en même temps. Il ne parlait pas alors je ne lui parlais pas non plus.

Le reste de la journée se déroula de la même manière, on communiquait seulement par nécessité, le stricte minimum. Montrant bien qu'on n' avait pas grand chose en commun et puis je faisais en sorte de ne pas me fatiguer pour rien afin d'avancer à son rythme et lui montrer que quand même j'en avais dans le ventre.

Je m’inquiétais quand il m'annonça qu'on allait se séparer. Oui, on est sur une grande route mais les monstres ne font pas la différence entre grande route et forêt, si ? Et puis si j'ai à nouveau une crise ?

-C'est loin ? Demandais-je pour évaluer les risques

-En tout cas je vous remercie de m'avoir aider malgré tout.

Bien que je sais qu'il a fait cela parce que je l'avais payé, je pouvais que le remercier de son aide, par politesse et puis par civilité. J'espère que je n'aurais pas de problème, en tout cas il me tarde de retrouver mon frère et de lui faire passer un sale quart d'heure.
 

Une rencontre qui ne s'oublie pas [Ileivàn]

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